Vendredi 18 février 2011 5 18 /02 /Fév /2011 18:52

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Le Frelon Vert, franchement il ne me reste pas beaucoup de souvenirs de la série TV, si ce n’est bien entendu la présence de Bruce Lee dans le rôle de Kato, et encore n’ayant plus revu un seul épisode de cette série depuis sa diffusion à la télé française dans les années 80, il se peut que tout cela ne soit plus dans ma tête qu’un amalgame fantasmé (genre série sous acide pleine de kung-fu made in le petit dragon et de second degré) bien loin de la réalité.

Quant au film, ma foi, je me suis finalement décidé à aller le voir plus par curiosité (et parce que réalisé par Michel Gondry, dont j’aime bien les films d’habitude) que par réelle envie (les quelques critiques lues rapido ici et là semblaient laisser présager du pire….).

Au final, et bien je dois avouer que j’ai vraiment pris mon pied devant ce petit spectacle sans prétention mais franchement attachant. D’abord parce que vendu comme un film de super héros de plus, alors que l’on se retrouve au final à l’opposé du genre. Le Frelon Vert /Britt Reid est un justicier au rabais qui doit tout à Kato, qui lui n’est perçu aux yeux de tous que comme le chauffeur du héros, un peu comme si Batman était un rigolo incompétent et que Robin faisait le boulot à lui tout seul.

D’ailleurs je rapprocherai ce film dans l’esprit du Jack Burton de Carpenter, ou Kurt Russel passait tout le film à sortir vannes sur vannes, tout en étant à côté de la plaque dès qu’une baston arrivait à l’écran. Idem pour ce film, ou le Frelon Vert doit tout aux talents martiaux de Kato. Reste pour notre Britt Reid un côté enfant gâté roi de la déconne et de la fiesta qui va chercher à faire quelque chose de sa vie (la place du père étant prépondérante dans l’histoire, d’abord refus de son autorité, puis déclencheur de ses responsabilités à sa mort, et enfin respect mutuel à la fin de l’histoire).

Des types qui jouent aux supers héros, mais également des méchants qui se prennent pour des supers méchants (et qui participent du même coup au dézinguage systématique de l’univers des supers héros). En effet, voir le rôle succulent de Christopher Waltz qui cherche à devenir un bad guy ultime à grands renforts de répliques ringardes…

Bref ce film est finalement un régal, parce que formant un tout cohérent et attachant, avec des petits clins d’œil sympas, des combats guères révolutionnaires mais collants bien à l’esprit old scholl du film (et se rapprochant de l’esprit même des films de Gondry), et une poignée d’acteurs impeccables.

En tout cas bien plus recommandable que bon nombre de films de super héros de ces dernières années.

Ma note : 7

 

Par gagamera - Publié dans : Action
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Samedi 8 novembre 2008 6 08 /11 /Nov /2008 10:31

Il y a des jours ou l'on se lève et ou on se rappelle qu'il y longtemps on avait crée un blog sur internet, qu'on s'était promis de l'alimenter régulièrement pour la plus grande joie de l'humanité, que l'on ferait partie de la grande communauté du web (youpi!!!) et que l'on aurait pleins d'amis virtuels qui nous féliciteraient pour ce que l'on a accompli...
Finalement j'ai régulièrement oublié d'alimenter mon blog, du coup plus personne ne vient le regarder, je ne fait pas partie de la grande communauté du web (snif), et j'en avait même oublié jusqu'à son existence, et pourtant ce matin (un lapin...) une petite voix m'a dit : "ressaisis toi mon gars, il faut à tout prix relancer ce blog, publier quelque chose à tout prix, une critique, une photo, un édito, une recette de cuisine, bref n'importe quoi mais il faut de toute façon faire quelque chose, il faut aider le monde à sortir de la crise, Obama n'y arrivera pas tout seul, vas-y, lance toi, publie, PUBLIE UN TRUC, même si c'est une connerie, mais publie..."
Ouf ! je sais pas vous, mais se lever le matin et se prendre en plein subconscient un monologue de ce genre, ben ça fait réfléchir, alors effectivement je me suis décidé à publier une connerie.
C'est le premier chapitre d'une nouvelle que j'ai écrite en étant motivé par le concours du site "Hardcore et jolie". C'est mal écrit, nul, mais j'assume, cela n'intéressera personne, mais j'assume, car face à la crise rien n'est inutile (elle a bon dos la crise tient...). Bien entendu les autres chapitres suivront régulièrement mes frères, n'ayez crainte.
Et puis faudra quand même que je me décide à poster de nouveau quelques critiques de films non ? si si....

A LA RECHERCHE DU MEMBRE PERDU.

1

Elle se regarda dans le mirroir, recoiffa rapidement ses longs cheveux bruns, recula d'un pas et réajusta son énorme décolleté qui n'attendait qu'un signe du destin pour s'extirper de sa petit robe bleue et exploser à la face du monde. C'est clair Ramon allait adorer, lui qui jusqu'a présent la regardait plus souvent dans les tétons que dans les yeux. Ce coup ci elle allait lui mettre une trique monumentale, et là il ne s'en remettrait pas, au propre comme au figuré...
Elle se tourna pour admirer son postérieur, quel cul de rêve quand même, elle aurait du faire du cinéma. Visiblement la culotte n'était pas de rigueur aujourd'hui, habillée qu'elle était de cette minuscule étoffe qui la moulait comme une salope de bas étage. La robe était ma foi bien courte, faudra pas trop se pencher quand même. Elle fit glisser sa main entre ses cuisses, et glissa rapidement un doigt dans son vagin pour s'assurer une dernière fois que son ange gardien était bien en place, au chaud et certainement heureux comme un pape. Rassurée, elle se détailla avec satisfaction une dernière fois.
Une salope de façade effectivement, ce qu'elle n'était pas bien entendu. Mais ça, elle seule le savait pour l'instant, elle,le Docteur et sa petite Association bien entendu. Elle se repassa mentalement une dernière fois les instructions pour cette périlleuse mission (tu parles!!), passa dans la chambre, prit sons sac à main, et sorti de l'hotel pour affronter une chaude soirée de juillet à Tijuana.

Apès avoir été fouillée et escortée depuis le portail par deux gardes armés de Kalachnikovs, Ramon l'acceuillit lui même à l'entrée de sa somptueuse hacienda. Ses hommes de mains, dispersés autour de la propriété comme autants de nains de jardins improbables armés jusqu'aux dents et sortis d'un esprit paranoïaque, lui rappelaient que tout connard qu'il était, Ramon n'en restait pas moins l'un des principaux baron de la cocaïne de son magnifique pays. Et qu'il ne sortait jamais de sa propriété.
Ramon de la Vega n'avait rien du célèbre Don Diego du même nom, au contraire, avec sa cinquantaine bien tassée, coiffé d'un chapeau de cow-boy, et la bedaine prononçée, il faisait plutôt penser au sergent Garcia. C'était la troisième fois qu'elle voyait Ramon.

La première fois remontait à une semaine ou, pendant deux jours, cachée dans des fourrés sur une colline surplombant la propriété elle avait observé au téléscope les faits et geste de la petite maisonnée. Le mafieux passait ses journées enfermé dans sa propriété et occupait son temps à piccoler, baiser les putes du moment dans sa piscine, et faire du ball-trap avec son M-16.
Sa femme, Juanita, une ancienne actrice de soap opéra, passait la majeure partie de son temps enfermé à l'étage à boire et sniffer tout ce qu'elle pouvait, et mater à la télé tout les programmes sportifs, du baseball au basket en passant par le superbowl américain. A croire que les mecs remplis de testostérone l'excitaient. De temps en temps elle descendait à la piscine non pas pour piquer une tête (l'eau visiblement c'était pas son truc!), mais pour gueuler sur son mari et casser un peu de vaisselle. Bref un couple heureux et soudé.
Les gardes du corps quant à eux s'ennuyaient fermes : patrouilles, entrainement au tir, et détente autour de la piscine (entendez par là passer derrière le patron pour tirer leur petit coup quotidien) étaient leurs principales activités.
Bref la piscine était le lieu de convivialité par excellence chez Ramon.

La deuxième fois remontait à avant hier soir ou elle était venue chez lui lors d'une réception pour faire connaissance et lui proposer un gros contrat avec muchos pesos à la clé. Bien entendu en dehors de ses attributs naturels, elle avait apportée avec elle une petite valise remplie de dollars et la promesse de beaucoup d'autres derrière, ce qui avait fortement aidé Ramon à endormir sa vigilance.
Le poisson avait mordu et il aurait conclu l'affaire le soir même, mais pour elle et sa mission ce n'était pas le bon moment, il y avait trop de monde, trop de gardes du corps. Cependant Ramon, qui pensait evidemment avoir tout les droits à partir du moment ou il s'adressait à une femme, ne voulait qu'une chose : la sauter. Et il le lui proposa clairement. Mais elle n'était pas fille facile, lui dit-elle, et suivait scrupuleusement les recommandations de sa défunte maman : "ma fille ne couche jamais le premier soir, sinon dans 95% des cas tu ne les reverras plus". Visiblement sa mère savait de quoi elle parlait, son père faisant partie de ces 95% d'anonymes.
Coucher non, mais sucer, cela n'était pas interdit par maman, et ce soir là elle avait laissée une carte de visite magique à Ramon en lui pompant le dard méticuleusement tout en lui malaxant les couilles avec méthode, et une grande conscience professionnelle. Tout ça au clair de lune derrière des pots de fleurs, sur le balcon entre fromage et dessert (quel romantisme).

Du coup il l'avait invité ce soir en tête à tête pour finaliser les futures transactions (ça c'était la version officielle).
C'est donc avec un sourire qui lui fendait le visage en deux et un regard lubrique que Ramon l'acceuillit, comme le messie revenant sur terre. Un peu plus et il aurait presque versé une larme. c'est sûr qu'elle n'avait rien à voir du tout venant local que le bon gros Ramon s'enfilait à longueur de journée.
Notre Sainte suceuse mère de Dieu, eu droit au baise main, Ramon était sous le charme, n'attendant qu'à assouvir ses bas instincts. Mais il ne fallait cependant pas perdre de vue sa mission. Oh que non!
- Miss Kaplan, Priscilia, c'est un honneur pour moi de vous revoir, après la merveilleuse soirée que nous avons passé l'autre soir. Sachez que nous allons pouvoir conclure notre marché dès aujourd'hui.
- Mon client l'espère aussi M. de La Vega et...
- Ramon, ma chère, Ramon.
- Oui, Ramon, mon client donc est totalement satisfait de votre offre, et espère règler rapidement et définitivement notre affaire.
- Alors passons dans mon bureau. Et s'adressant à ses deux gardes du corps : "et que personne ne me dérange!"

Son bureau, qui n'était pas sa piscine contrairement à ce qu'on aurait pu penser, se situait à l'étage. Une pièce spacieuse remplie d'étagères croulant sous des tonnes de livres qui n'étaient là que pour épatter la galerie, avec dans un coin un bureau digne de celui du président des états unis.
Elle entra la première, suivie de Ramon qui referma la porte à clef.
- pour finaliser cette affaire, Priscilia, il nous faudra de la tranquilité. Je n'aime pas être dérangé quand je conclu une transaction, surtout quand c'est avec une jolie femme....
- comme je vous comprends, Ramon.
Elle prononça son nom comme si elle lui avait dit "baise moi". Dans le même temps elle fit tomber sa mince robe dévoilant au mexicain une paire de seins qu'il s'empressa d'attrapper tout en fourrant son visage à l'intérieur.
Oubliant le ton mondain qu'il lui avait servi en arrivant, il lui dit :
- Espèce de salope, mmhh, ton patron est fort en affaire, d'abord du fric et ensuite une bombe sexuelle en cadeau, je vais te baiser comme jamais on t'a baisé, parole de Ramon.
- Mais je suis là pour ça tu sais chéri, dit elle en lui déboutonnant son pantalon et lui attrapant son sexe déjà bien dur.
- c'est ça, salope, tiens suce moi comme l'autre soir pétasse.
- Si tu veux , ça t'as plu hein, mais alors ce coup ci c'est donnant-donnant mon choux.
- Ah tu veux que Ramon te broute la fente, ouais ça me plais ça, putain de salope d'américaine.
Ils partirent tout les deux dans un bon vieux 69 des familles, le mexicain fourrant sa tête entre ses cuisses et lui titillant le clitoris à grands coups de langue.
La position idéale pour sa mission. Elle contracta le bas du ventre et le mécanisme au fond de son vagin entra en action, éjectant une lame d'une dizaine de centimètre au fond de la gorge de ce connard. L'arme lui transperça le cervelet et ressortit par l'arrière du crâne pour aller se planter dans un volume de l'encyclopédie universalis. Ramon partit en arrière, les yeux exorbités par la surprise et la douleur, retomba sur le dos et finit de crever sur la moquette.
Elle le regarda se vider de son sang :
- tu pouvais m'insulter Ramon, mais me traiter d'américaine, là j'ai pas supporté. Et mon nom c'est pas Priscilia, c'est Katioushka ok.
Celui ci répondit par un ultime gargouillis.

Maintenant il fallait faire vite. Elle sorti le mécanisme meurtrier de son vagin, celui ci ne la gènerait plus, se rhabilla, récupéra la lame et entreprit de découper l'auriculaire de la main gauche de ce tas de bidoche qui s'appelait Ramon il y avait encore deux minutes. Puis elle glissa le morceaux de doigt dans sa boite à maquillage qu'elle prit dans son sac à main (en fait un kit de conservation high-tech made in le Docteur).
Deux jours de planque à jouer aux espions devrait maintenant lui permettre de se tailler sans encombre. Passer par la fenêtre, monter sur le toit, marcher une vingtaine de mètres pour attraper la branche de ce magnifique cyprès, un peu d'accrobranche, passer d'arbre en arbre, puis descendre de celui qui n'est qu'à vingt mètres de la clôture, courrir à l'abri des arbustes, enjamber le mur, et hop l'affaire est dans le sac.
Le seul petit couac fut cet homme de main qui avait choisi ce moment et cet endroit précis pour pisser un coup et qui se retrouva nez à nez avec elle. Mais il en faut plus pour déstabiliser Katioushka, et comme ce brave gars avait déjà la bite à la main, elle remonta lentement sa jupe, dévoila au gringo son entrejambe parfaitement épilée, se coucha dans l'herbe fraiche de la nuit, et tout en regardant les étoiles écarta les jambes et commença, sans dire un mot, à se carresser. La sentinelle avait déjà son pantalon sur les chevilles et s'apprêtait à sauter sur une telle occasion sans plus se poser de questions. Les hommes sont tous les mêmes pensa Katioushka, mais bon ce soir elle avait bien travaillé, elle pouvait s'accorder une petite pause de quelques minutes.
Mais ce ne serait pas cet inconnu honnètement monté (Ramon à côté, c'était le manneken-pis) qui l'ammenerait à l'orgasme, d'ailleurs à part elle, personne ne la menait jamais à l'orgasme.... Pas grave, pensa t-elle, cela va me détendre quand même et après je le zigouille, en bonne mante religieuse que je suis.

Par gagamera - Publié dans : Je me prends pour un écrivain...
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Lundi 11 février 2008 1 11 /02 /Fév /2008 14:07
BLOODY PARROT
Année : 1981
Réalisateur : Hua Shan
Avec : Pai Piao, Liu Yung, Jenny Liang
Durée : 92 mn


undefined Les qualités de ce Bloody Parrot ne viennent assurément pas de son scénario sensiblement mal foutu et pas toujours compréhensible, mais plutôt de la mise en image de ce délire fantastico-érotico-kungfuesque (ouf....) qui n'hésite pas à nous offrir quelques scènes mémorables de bisseries totalement assumées.
Ainsi en plus des classiques mais efficaces joutes martiales qui ponctuent le film, le réalisateur Hua Shan (un habitué du bis ce brave monsieur, Super Inframan et la série des Criminals entre autres ,c'était lui....) n'hésite pas à saupoudrer son film de nombreuses scènes bien déjantées.
On aura donc droit à notre petit lot de gore (de sympathiques scènes d'autopsies par exemple...), d'érotisme fantastique (la scène de possesion de la belle Jenny Liang restera gravée dans les mémoires de tout bon amateur de bis made in Shaw) et autres délires combinants selon l'humeur sorcières, vampires ou supers combattants. Tout cela culminant d'ailleurs dans un final fort réjouissant, qu'on se le dise.
Bref, malgré un scénario en roue libre (avec une pirouette scénaristique finale digne d'un Chu Yuan), on ne s'ennuie pas une seule seconde devant ce spectacle haut en couleur que l'on ne peut donc que recommander.

Ma note : 7,5.
Par gagamera - Publié dans : Fantastique
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Lundi 28 janvier 2008 1 28 /01 /Jan /2008 16:50
EMPRESS WU
Année : 1963
Réalisateur : Li Han-hsiang
Avec : Li Li-hua, Chao Lei, Ting Ning, Lo Wei, Chiao Chuang, Lo Chi
Durée : 112 mn

undefined Bien qu'étant habitué à regarder essentiellement les films de la Shaw Brothers produits après 1965, soit la date de l'avènement du renouveau du film de sabre initié par des réalisateurs tels que King hu et Chang Cheh, il ne faut pas oublier qu'avant cela la Shaw avait déjà derrière elle un joli catalogue et un sacré savoir faire.
Et effectivement à la vision d'Empress Wu on ne peut qu'être admiratif du travail de reconstitution accompli. Visuellement le film est une incontestable réussite. Un soin extrème est apporté aux costumes, chaque tenue de l'impératrice étant une merveille à regarder. Les décors ne sont eux aussi pas en reste, certaines scènes étant de véritables tableaux vivants. Bref on sent bien que Li Han-hsiang réputé pour être un esthète a fait un travail de reconstitution remarquable.
C'est devant ce type de spectacle que l'expression "film de studio" prend tout son sens, c'est fastueux et digne des productions hollywoodiennes. On peut facilement imaginer qu'à l'époque la Shaw Brothers écrasait littérallement la concurence avec de telles productions.
Au delà de la réussite de l'aspect visuel, le scénario s'attache à nous décrire la vie tourmentée de l'impératrice Wu Tse Tien (interprétée par l'actrice Li Li-hua fort impressionante dans ce rôle). Meurtres, trahison et autres coups bas sont légions à la cour impériale.
Bien entendu c'est à ce niveau que le film pourra en rebuter plus d'un. En effet le film n'est qu'une succession d'histoires de palais, avec un rythme lent et sans scènes d'actions spectaculaires. Il n'en reste pas moins passionnant de bout en bout.
Reste à savoir si l'amateur de Ti Lung, Fu Sheng ou Chang Cheh trouvera son compte dans ce film. Sûrement pas car cette production est à mille lieu de ce qui fit la renomée du studio en occident, mais cela reste cependant un grand représentant de ce qui a été l'âge d'or du studio.

Ma note : 8
Par gagamera - Publié dans : Film historique
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Dimanche 27 janvier 2008 7 27 /01 /Jan /2008 12:13
THE DEADLY KNIVES
Année : 1972
Réalisateur : Chang Yi-hu
Avec : Ling Yun, Ching Li, Lily Li, Ching Miao
Durée : 83 mn

undefined Surfant sur le filon anti-japonais très présent au cinéma à cette époque que ce soit chez Wang Yu ou Bruce Lee (le Dieu de la Guerre ou encore la Fureur de Vaincre en sont des bons exemples), le scénario (fort peu original au demeurant) de The Deadly Knives nous montre des japonais qui encore une fois n'ont pas le beau rôle. Présentés comme voleurs, violeurs et sans aucune morale, ils vont forcément se heurter à une résistance acharnée.
Et le cogneur de service est ici interprété par Ling Yun, qui reste à moitié convaincant dans son rôle d'expert en kung fu qui se dresse contre la barbarie japonaise.
Les deux rôles féminins du film sont hélas sous exploités (Ching Li et Lily Li, ce qui n'est pas rien quand même), celles ci ne servant visiblement qu'à subir les outrages des japonais (et au passage nous placer des gros plans de seins histoire de s'enfoncer un peu plus dans le bis...).
Quant aux combats, cela reste finalement le seul intêret du film, ils ne sont certes pas révolutionnaires mais se laissent regarder sans déplaisir (de plus l'utilisation de travellings lors de ces scènes reste quand même du plus bel effet).
A cause de tout cela, on peut cependant dire que la vision de cette petite série B reste tout à fait dispensable.

Ma note : 4
Par gagamera - Publié dans : Arts martiaux
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Vendredi 25 janvier 2008 5 25 /01 /Jan /2008 17:49
Et bien grâce à Starfix (ah, souvenirs, souvenirs....), ce défunt mais cependant excellent magazine né avec les années 80, tourné vers le cinéma de genre, donc forcément vers le cinéma asiatique. Pour moi tout a donc commencé avec un certain n°6 daté de juillet 1983, avec à l'intérieur un article que certains reconnaitront peut être.

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Bon pour tout vous dire je n'ai pas lu ce n° en 1983, à l'époque je n'avais pas encore 10 ans, mais ce n'est que vers la fin des années 80 qu'en complétant ma collection j'ai acheté ce n°.
Je ne me souviens plus trop pourquoi finalement cet article m'a marqué à l'époque, certainement une envie de changement, d'exotisme et une grosse promesse de spectacle total (la photo de tout ces morts sur le pont et de ce chevalier blanc en pleine action doit y être pour beaucoup...).
L'article parlait de deux films, La Rage du Tigre et Les Griffes de Jade. Le premier était disponible chez René Chateau, et le deuxième chez Scherzo vidéo.
Je n'ai jamais pu mettre la main sur la K7 du film d'Ho Meng-hua (il m'aura fallu attendre 15 ans avant de le voir en DVD, imaginez la frustration les amis...), par contre j'ai pu me procurer celle de La Rage du Tigre et là le choc a été rude.
Je me rappelle m'être dit le jour ou j'ai reçu la K7 que j'aurai mieux fait peut être d'acheter autre chose, que j'allais me retrouver à me mater un navet immonde.
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En fait j'ai été quasi en transe du début à la fin du film, je n'en revenai pas, je n'avais tout simplement jamais vu ça.
La Rage du Tigre reste le film que j'ai regardé le plus grand nombre de fois, usant la bande de la vidéo jusqu'à la corde (aujourd'hui c'est une des rares VHS qu'il me reste et que je garde bêtement comme une relique, qu'est ce qu'on peut être con parfois....).
Enfin en tout cas cela a été le début de quelque chose, l'envie de découvrir d'autres films de ce studio mythique. Autant dire mission impossible pour le pauvre petit provincial que j'étais (et que je suis toujours, ben zut alors...), d'autant plus qu'il était clair que les films du studio avaient comme disparus de la circulation,. Alors au fil des ans je me suis contenté des quelques films disponibles en K7 (la Main de Fer chez rené Chateau, la belle collection Shaw brothers chez Fil à Film essentiellement). Bref de belles années de vaches maigres avant la déferlante Célestial en DVD...

Voilà, c'était mon quart d'heure nostalgie, mais des fois ça fait du bien de se rappeler du bon vieux temps non ?

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Par gagamera - Publié dans : Autres
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Jeudi 24 janvier 2008 4 24 /01 /Jan /2008 08:02

VENGEANCE OF A SNOW GIRL
Année : 1970
Réalisateur : Lo Wei
Avec : Li Ching, Yueh Hua, Paul Chang Chung, Tien Feng
Durée : 118 mn


undefined Une jeune épéiste (la charmante Li Ching) cherche à venger la mort de ses parents en tuant un à un les assassins de sa famille. Bien qu'handicapée (elle a perdu l'usage de ses jambes), elle se déplace grâce à  des béquilles, ce qui ne l'empèche pas de semer la mort autour d'elle. Sa rencontre avec le fils d'un des assassins (Yueh Hua) va changer cependant ses plans.
Ce dernier film de Lo Wei pour la Shaw Brothers est dans l'ensemble assez décevant. La faute à un scénario bancal qui va multiplier les sous intrigues inutiles, ce qui va avoir tendance à allourdir le récit et rendre le film beaucoup trop long.
En effet à trop vouloir en faire Lo Wei finit par rendre son film indigeste. Ainsi au lieu de se concentrer sur l'histoire principale (la vengeance), il va multiplier les intrigues secondaires (possible guérison des jambes de la jeune fille, rivalités entre clans,course à la possession d'une épée...) qui rendent l'ensemble confus.
De plus le film est plombé par une mièvrerie des sentiments développé entre les deux personnages principaux. Cela va s'accentuant jusqu'à la scène finale qui, sans rien dévoiler, tombe carrément à plat et ne tient pas ses promesses (je le voulais mon affrontement final sous la neige avec jets de sang à gogo et... je l'ai pas eu grrrr).
Rajouté à cela des choix artistiques douteux (la scène de la descente dans un volcan avec Yueh Hua transformé en Haroun Tazieff de l'extrème est un grand moment de kitsch), et des combats moyens ou l'originalité vient d'une utilisation pas toujours réussie du handicap du personnage de Li Ching lors des affrontements (on a parfois l'impression qu'elle est montée sur propulseurs), et on a au final un sentiment de déception évidente.
Lo Wei s'est clairement montré plus inspiré sur d'autres films de la Shaw (Dragon Swamp par exemple), à moins qu'il n'ait eu déjà la tête à son prochain projet, un certain Big Boss, mais ça c'est une autre histoire...

Ma note : 4

Par gagamera - Publié dans : Arts martiaux
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Dimanche 20 janvier 2008 7 20 /01 /Jan /2008 14:49

ASIA-POL
Année : 1967
Réalisateur : Ma Chi-ho
Avec : Jimmy Wang Yu, Ryoriko Asaoka, Fang Ying, Wang Hsia
Durée : 92 mn

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Jimmy Wang Yu encore jeunot et dans un de ses tout premiers rôles joue à James Bond en interprétant un super agent qui cherche à coincer des traffiquants d'or.
 Coproduction entre la shaw Brothers et le studio japonais Nikkatsu, ce film honnêtement réalisé est malheureusement d'un profond ennui. C'est certes très plaisant à regarder, mais passé les premières minutes à voir ce brave Jimmy Wang Yu reprendre la panoplie des attitudes bondiennes (allure de play-boy, toujours bien sapé et bien coiffé en toutes circonstances, et prenant dès que possible la pose), on espère que le film va réellement démarrer et nous offrir au moins notre dose d'action, de jolies pépés et de rebondissements abbracadabrants.
Et bien même pas, le scénario reste finalement très convenu (avec quand même deux trois bonnes idées....), et déroule pépère son intrigue bas de gamme jusqu'à un final pas plus impressionnant que le reste. Bref le minimum syndical.
Tout cela est fort dommage car la qualité était bien là niveau réalisation, encore aurait-il fallu un scénario plus original, plus décalé, plus fou. Pour tout vous dire même le bad guy de l'histoire, rôle on ne peut plus essentiel dans tout James Bond, est raté. C'est dire.
Bref à trop vouloir copier l'espion britannique on se retrouve finalement avec un film qui passe à côté de son sujet.
Du même réalisateur il sera conseillé de regarder plutôt The Lady Professionnal de bien meilleure facture (et accessoirement avec Lily Ho..., donc réussi).
Et pour ceux qui seraient en manque d'agents secrets, mieux vaut se revoir un vrai James Bond d'époque pour ne pas être déçu.

Ma note : 3

Par gagamera - Publié dans : Action
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Vendredi 16 novembre 2007 5 16 /11 /Nov /2007 13:10
THE BATTLE WIZARD
Année : 1977
Réalisateur : Pao Hsueh-li
Avec : Danny Lee, Tanny Tien Ni, Lin Chen-chi
Durée : 72 mn

battle-wizard.jpg Mesdames et messieurs, bienvenue dans le grand n'importe nawak de la Shaw Brothers Flying Circus. Danny Lee est un jeune lettré transformé en super kung-fu fighter après avoir combattu un serpent géant et bu son sang, puis mangé le crapaud magique (tant qu'à faire....), il est épaulé par la fort jolie Tanny Tien Ni qui se bat avec un gros os qui lance des flechettes magiques (le fameux bone-cutting sword, c'est plus classe), et Lin Chen-chi qui ne se déplace jamais sans ses serpents (ce qui nous vaudra un joyeux combat ou un adversaire voit son corps investi "à l'insu de son plein gré" par ces charmantes petites bestioles).
Et la galerie de méchants vaut aussi son pesant de cacahouètes. La palme revient au big bad guy de l'histoire qui après avoir perdu ses deux jambes (ouille !!!) au début du film va revenir avec à la place deux sortes de pattes de canard en fer qui peuvent s'allonger (genre moitié homme, moitié Daffy Duck). Son lieutenant est un improbable croisement entre le bossu de notre dame et d'un homard (en gros...).
Tout ce petit monde va se foutre sur la gueule pendant tout le métrage à grand renforts de pouvoirs magiques spectaculaires, on s'envoie des rayons lasers de toutes les couleurs ou encore on crache des flammes à gogo (des effets spéciaux old school à base d'incrustations, perso cela ne me dérange pas le moins du monde, bien au contraire....).
Finalement cela ne va certes pas très loin mais reste un spectacle fort divertissant, dans le même esprit que des films comme Buddha's Palm ou Holy Flame of the Martial World, bien q'un ton en dessous quand même. En tout cas je me suis bien amusé à la vision de de film.
 Et puis, l'argument qui tue, voir Danny Lee affronter un gorille cela ne se refuse pas (si si je vous jure ils ont réussi à placer un gorille dans l'histoire, si ça c'est pas du génie....).

Ma note : 7 (faut quand même être dans un bon jour et apprécier ce genre de spectacle les amis).
Par gagamera - Publié dans : Arts martiaux
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Lundi 12 novembre 2007 1 12 /11 /Nov /2007 18:00
TEMPTRESS OF A THOUSAND FACES (La Diablesse aux Mille Visages)
Année : 1969
Réalisateur : Chung Chang-wha
Avec : Pat Ting Hung, Tina Chin Fei, Chen Liang
Durée : 76 mn

diablesse-mille-visages.jpg Une ambiance pop dès le générique, une cambrioleuse insaisissable qui change de visage à volonté et qui dirige une puissante organisation criminelle, une jeune femme adepte des arts martiaux qui va chercher à la démasquer coûte que coûte, de l'action, de l'érotisme, du kitch, un scénario qui lorgne autant du côté des James Bond que des Fantomas, tout cela réunit sentait bon le réjouissant film d'aventure-action-espionnage typique des années 60 à la sauce Kung Fu et exotisme.
Malheureusement il faut bien constater que l'ensemble reste bien décevant. La faute à un scénario trop sage qui ne parvient pas à décoller.
Alors que cette fameuse diablesse aux mille visages aurait dû représenter une menace planétaire (comme tout bon méchant qui se respecte dans n'importe quel James Bond et qui rêve de dominer le monde), on se retrouve avec une diablesse au rabais, sans grande envergure, son seul but étant finalement de piquer le copain de la sexy Tina Chin Fei.
Du coup ce manque d'ambition se ressent dans l'histoire et on s'en désinteresse plutôt rapidement.
Cela est vraiment dommage car certains passages sont très réussis. Ainsi toutes les scènes se déroulant dans le repère secret de la diablesse ont un charme certain (une caverne remplie de belles amazones, de salles de tortures "high tech", de pièges,...). Idem pour les scènes d'actions bien rythmées et qui restent très sympathique, voir spectaculaire (la scène sur les toits par exemple).
Au final on est en présence d'un gentil divertissement , mais il y avait matière à faire beaucoup mieux.

Ma note : 5,5
Par gagamera - Publié dans : Action
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1 - je me suis ennuyé du début à la fin mais les paysages étaient jolis.
2 - c'était nul mais en étant bourré peut être que le film serait meilleur.
3 - de toute façon on a acheté le DVD, autant le regarder ce film.
4 - cela reste médiocre mais il y a des choses à sauver.
5 - c'était moyen, ni plus ni moins.
6 - c'était bien et c'est déjà pas si mal.
7 - ça commence à être tout bon là.
8 - Excellent.
9 - On frôle le grandiose.....
10- Arghhhh on est en plein délire, à consommer sans modération....

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